Newsletter Dec. 2009 PDF Stampa E-mail

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Bulletin n° 18 / 2009

Sommaire

Bulletin d’information n° 18 / 2009 1

Nouveaux adhérents 1

Réunion du groupe de travail d’ABILab sur le Centre d’alerte 1

Un stage de légalité informatique pour les

établissements scolaires 2

Le vol de données d’entreprise 3

Trouver des budgets adéquats demeure un défi 3

Respecter la réglementation 4

Savoir tirer parti de la technologie 4

Sécurisation des données au repos (Data at Rest – DAR) 5

Sécurisation des données en mouvement (Data in Motion – DIM) 7

Master Déontologie et sécurité 8

Bonne année ! 9

Le Comité de direction et le président de l’association vous

présentent leurs meilleurs voeux pour Noël et le nouvel An. 9

Nouveaux adhérents

La société Mediaservice.net nous a rejoints en tant que Membre de soutien. Le Comité directeur souhaite la bienvenue au nouvel adhérent.

Réunion du groupe de travail d’ABILab sur le Centre d’alerte

Le groupe de travail s’est à nouveau réuni le 16. Parmi les thèmes abordés :

l'évolution de la fraude informatique au niveau national et international, les nouveaux logiciels malveillants, le programme d’activités pour 2010. Signalons à cet égard la création d’un service de signalement des fraudes informatiques.

Au cours de la réunion, ABILab a présenté et analysé les principales conclusions de la récente enquête de l’ANSSAIF sur la perception de la sécurité par le client. Celleci n’a en effet jamais été couverte par les études réalisées par l'ABI, qui ont à l’inverse toujours porté jusqu’ici sur la vision de la sécurité par les banques, avec des outils technologiques, sans prendre en compte la dimension psychologique du problème.

Quant à la facilité d’utilisation des outils, toujours dans l’optique du client, elle peut constituer un élément de réflexion pour les banques, qui, lorsqu’elles conçoivent des outils de sécurisation, ont tendance à se focaliser sur l'aspect technologique des 
mesures de sécurité en n’accordant pas l’importance voulue à la facilité d’utilisation et à la simplicité de ces outils pour le client.

Nous avons été heureux qu’ABILab nous donne acte du caractère novateur et spécifique de notre enquête.

 

Un stage de légalité informatique pour les établissements scolaires

Après une expérience pilote en Sicile, voici venu le tour de Rome. Le stage de formation à l’exploitation légale de l’informatique financé par le ministère de l’Éducation et organisé par l’Associazione Centro ELIS s’adresse aux techniciens des laboratoires informatiques des établissements d’enseignement du deuxième cycle du secondaire : ces techniciens sont souvent des interlocuteurs privilégiés des élèves, car, dans la mesure où ils n’ont pas de mission d’évaluation, les jeunes leur font plus facilement des  confidences sur leur comportement Internet et n’hésitent pas à leur poser des questions. Une bonne formation de ces assistants peut donc avoir beaucoup d’influence sur l’éducation des jeunes à une utilisation responsable et féconde des technologies. L’enseignement est dispensé par des experts d’appartenances diverses : ELIS, Police italienne de la Poste et des Communications, SIAE (société italienne des auteurs et des éditeurs), ANSSAIF, conseillers juridiques en informatique et Moige (une association de parents d’élèves). D’une durée de trois jours pleins, le stage a débuté le 1er décembre, avec un ordinateur pour chacun des 80 participants (répartis en deux groupes) venus des lycées de toute la province administrative. Les cours théoriques sont complétés par des exercices de simulation d’attaques informatiques et de défense. Telecom Italia, membre fondateur du Consortium ELIS, fournit gracieusement la connectivité Internet à très haut débit, tandis que Microsoft met à disposition son nouveau système d’exploitation Windows 7, qui comporte une série d’innovations en matière de sécurité. Cette opération s’inscrit dans les activités du portail www.ilFiltro.it, soutenu par les dons de matériel de HP Italia.

Cette initiative a été mise en avant par le président de l’ANSSAIF, Anthony Wright, au cours de l’émission « Sulla scena del crimine » (Sur la scène du crime) intitulée « Il lato oscuro di Facebook » (Le côté obscur de Facebook), qui a été diffusée sur les chaînes TeleRoma56 e GBR.

Le vol de données d’entreprise

Ernst & Young a publié les résultats de la douzième édition de son étude internationale sur la sécurité des informations (2009 Global Information Security Survey).

Il en ressort clairement que les actes de vengeance des employés venant de quitter l’entreprise et le manque de budgets adéquats alloués à la sécurité sont en train de devenir la préoccupation majeure des responsables informatiques.

Lors de l’enquête, qui a recueilli l’avis d’environ 1900 cadres dirigeants dans plus de 60 pays, 75 % des interrogés se sont montrés sérieusement préoccupés par les actions de malveillance susceptibles d’être menées par les employés dont l’entreprise s’est récemment séparée.

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Selon Fabio Merello, associé Ernst & Young et responsable du Département Risque informatique et assurance : « Avec une économie encore en récession, les personnes licenciées peuvent éprouver du ressentiment à l’égard de leur exemployeur, et cela peut se traduire par diverses réactions potentiellement préjudiciables au fonctionnement de l’entreprise.

« Les systèmes informatiques sont une cible de plus en plus fréquente pour le personnel, et le vol de données est également répandu. Il est donc primordial que les entreprises engagent des actions spécifiques d’analyse des risques pour évaluer leur exposition et mettre en oeuvre les contre-mesures adaptées. »

Trouver des budgets adéquats demeure un défi

Allouer un budget suffisant à la sécurité des systèmes d’information continue à être un défi pour les responsables de la sécurité : 50 % des interrogés (45 % à l’échelle italienne) considèrent cette question comme un challenge « important » ou « significatif », soit une hausse notable de 17 points par rapport à 2008. Cet élément est particulièrement révélateur si l’on considère que 40 % des interrogés ont indiqué qu'ils comptaient augmenter la part de l’investissement annuel en sécurité des systèmes d’information dans les dépenses totales tandis que 52 % prévoient de maintenir cette part au même niveau. Cette situation est largement confirmée par les constatations faites en Italie, où seulement 5 % des interrogés disent vouloir réduire leurs dépenses de sécurité.

Respecter la réglementation

L'enquête a révélé que la conformité réglementaire est l’une des grandes priorités pour les responsables de la sécurité des SI et reste un moteur important des améliorations en matière de la gestion de la sécurité.

De fait, 55 % des interrogés ont répondu que leurs dépenses consacrées à la mise en conformité avaient entraîné une augmentation qualifiée de « modérée » à « significative » de leur budget global de sécurité informatique, alors qu’ils ne sont que 6 % à prévoir une baisse de leurs coûts de « compliance » dans les 12 prochains mois. En Italie, la conformité réglementaire fait l’objet d’encore plus d’attention, et 77 % des interrogés ont signalé une augmentation importante de leurs dépenses de sécurité visant à respecter des obligations légales ou des réglementations sectorielles spécifiques.

Savoir tirer parti de la technologie

L’augmentation des cas d’atteinte à la sécurité des données a mis la protection aux premiers rangs des préoccupations des responsables de la sécurité des SI. Plus de 40 % des interrogés ont d’ailleurs indiqué que l’adoption de solutions de prévention des fuites de données était l’une de leurs trois principales priorités pour les 12 mois à venir. Ces solutions associent des outils et des processus pour identifier, surveiller et protéger les données et les informations sensibles de l’entreprise.

À cet égard, l'un des constats les plus surprenants de l’étude est le faible nombre d’entreprises qui chiffrent les données stockées sur les ordinateurs portables des employés. Seuls 41 % des interrogés déclarent pratiquer le chiffrement, et ils ne sont que 17 % à projeter de le faire l’an prochain. En Italie, le pourcentage d’entreprises chiffrant le contenu des ordinateurs portables tombe à seulement 26 %. Ce sont des chiffres étonnants si l’on considère, d’une part, le nombre d’atteintes à la sécurité occasionnées par la perte et le vol d’ordinateurs portables et, d’autre part, le fait que cette technologie est désormais à la fois accessible et économique, avec un impact relativement faible sur les utilisateurs lors du déploiement et qui ne devrait donc plus constituer un obstacle à son adoption.

L’étude complète est disponible gratuitement sur demande à l’adresse e-mail :

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Nous publions ci-dessous deux articles correspondant à notre analyse qui nous ont été adressés sur le thème de la protection des données stockées sur support magnétique et en cours de transmission.

Sécurisation des données au repos (Data at Rest – DAR)

La sécurisation des données enregistrées sur les ordinateurs portables devient un problème crucial, et on comprend facilement pourquoi : de plus en plus puissant, l’ordinateur portable se transforme souvent en une véritable banque de données d’entreprise nomade – et cela peut engendrer bien des tentations. Car ce sont ces informations, plus que l’appareil en lui-même, qui font toute la valeur d’un portable et, en cas de vol, les conséquences pour l’entreprise peuvent être dramatiques.

Il est possible de protéger nos informations importantes : il suffit de chiffrer les données mémorisées. La solution peut même être trouvée dans des outils Open Source lorsqu’il s’agit d’un ordinateur à usage personnel. Il en va tout autrement lorsque le chiffrement doit intervenir dans le cadre d’une entreprise. Les besoins sont différents, et il n’est pas envisageable qu’une organisation complexe se résolve à ce que les clés de chiffrement soit dans les seules mains de l’utilisateur. L’entreprise courrait alors un double risque : d’une part, elle pourrait perdre purement et simplement les données chiffrées si l’utilisateur venait à oublier les identifiants d’accès et, d’autre part, des utilisateurs pourraient stocker n’importe quoi sur leur portable sans craindre d’être découverts puisque l’entreprise n’y aurait pas accès.

Bref, le remède serait pire que le mal ! Il est donc nécessaire de recourir à des solutions professionnelles permettant au service informatique de l’entreprise de contrôler la génération des clés et d’être en mesure de récupérer, à tout moment, les données enregistrées sur un ordinateur portable, au besoin sans la coopération de l’utilisateur.

On privilégiera les solutions assurant un chiffrement intégral du contenu du disque, car un chiffrement partiel ou limité aux fichiers sensibles laisse subsister BEAUCOUP d’informations en clair.

Pour conclure, nous énumérons ci-après, compte tenu de notre expérience, les principales fonctionnalités que doit couvrir une solution de chiffrement des ordinateurs portables :

1) chiffrement complet du disque avec, dans la mesure de sa disponibilité, le codage XTS, beaucoup moins vulnérable aux attaques 

2) mot de passe au démarrage (pre-boot authentification) des ordinateurs portables pour interdire l'accès aux données chiffrées à toute personne ne possédant pas les droits d’accès

3) intégration avec les systèmes d’authentification forte

4) chiffrement de second niveau des fichiers ou des dossiers afin d’empêcher le vol d’informations par des chevaux de Troie résidant sur le disque

5) pour les environnements les plus sensibles (administration, recherche et développement, services financiers…), présence de clés de chiffrement à la demande, qui ne sont actives QUE lorsque le portable est connecté au réseau protégé de l’entreprise. Ce mécanisme rend impossible l'accès aux données et aux documents sensibles lorsque l’ordinateur est à l’extérieur de la zone protégée : l'utilisateur ne détient jamais la clé, qui est émise à la demande

6) intégration avec les principaux systèmes de courrier électronique et possibilité de chiffrer les e-mails (texte et pièces jointes) sans faire appel à une autre solution

7) possibilité de gérer des groupes fermés pour l’échange de données sensibles – qui ne seront donc utilisables que par les utilisateurs autorisés

8) contrôle des équipements amovibles pour empêcher la copie de données sensibles sur des supports USB (clés, disques externes, assistants personnels, etc.)

9) fonctions de journalisation des opérations effectuées sur des données sensibles

10) activation du dispositif à distance en cas de perte des identifiants (mot de passe et/ou jeton), après vérification de l’identité de l’utilisateur et avec possibilité de temporisation, de façon à permettre l’utilisation du portable jusqu’au retour au siège

Sécurisation des données en mouvement (Data in Motion – DIM)

La protection des données, pendant la connexion entre les utilisateurs et le siège, et parfois même au sein du siège (par exemple, dans les services de l’Administration ou les environnements de recherche), est l’un des premiers grands problèmes que les entreprises – et notamment les banques – ont gérés avec l'adoption de solutions VPN (Virtual Private Network – Réseau privé virtuel) et d’équipements dédiés qui

sont venus s’adosser au pare-feu.

Malheureusement,
les réseaux virtuels privés classiques ont des limites fonctionnelles qui sont de plus en plus manifestes du fait de l’élargissement du marché et de l’importance croissante de marchés économiquement très intéressants (notamment dans les pays BRIC : Brésil, Russie, Inde et Chine), mais à très grand risque sur le plan informatique. Certains de leurs points faibles sautent aux yeux :1) Les canaux chiffrés classiques sont facilement identifiables et, notamment en Chine mais aussi ailleurs, peuvent aisément être fermés : ils deviennent alors inutilisables, et on doit recourir à une connexion en clair pour préserver la continuité opérationnelle.

2) Un VPN classique permet toujours de remonter à l’adresse de l’appelant et de l’appelé, ce qui donne le moyen à un éventuel pirate de tenter – et potentiellement de réussir – une attaque par interception de type « Man in The Middle ».

3) Les solutions VPN classiques n’assurent pas l’authentification des équipements (
devices) qui se connectent au canal protégé, et il est relativement simple de falsifier un équipement (PC ou ordinateur portable), éventuellement après avoir dérobé les identifiants d’un utilisateur.

4) La dégradation des performances (de l’ordre de 30 % à 50 % suivant le protocole de chiffrement adopté) nécessite presque toujours l'installation de coûteux dispositifs d’accélération dont la configuration et la maintenance ne sont pas toujours aisées.

5) Pour les connexions qui n’utilisent pas les ports standards (80, 110, 443, 53), comme c’est le cas avec Citrix, il n’est pas toujours possible d’obtenir des opérateurs internationaux l'ouverture des ports écessaires – et lorsque c’est possible, c’est souvent moyennant un important surcoût.

6) Les VPN classiques prévoient l’ouverture des ports, sur les pare-feu des entreprises, à la fois en entrée et en sortie. Bien que « normal », c’est un point faible dans la mesure où cela fournit une prise aux  attaquants potentiels.

Sans trop nous attarder, il nous semble qu’il serait intéressant de se tourner vers des solutions :

1. permettant de n’ouvrir qu’en sortie les ports des pare-feu,

2. assurant l’accélération automatique – jusqu’à 300 % – de la transmission des données,

3. transparentes par rapport à la structure de l’entreprise,

4. procédant à l’authentification des équipements de manière à restreindre l’accès à ceux qui sont autorisés,

5. capables de rerouter les ports de communication sur les ports standards etgarantissant en outre la connexion indépendamment de l’opérateur (afin qu’elle fonctionne même dans les pays qui filtrent les connexions),

6. indépendantes des DNS, avec une tolérance aux pannes native, et intégralement gérables à partir d’une console centrale quelle que soit lalocalisation des serveurs et des équipements (PC/portables).

(Francesco Pedersoli, Technical Manager)

 

Un Master Déontologie et sécurité

C’est à Milan que s’est tenue les 11 et 12 décembre l’assemblée convoquée par les initiateurs de ce Master qui vise à définir le nouveau cadre Déontologie et sécurité triple A (Alimentare-Ambientale-Aziendale – alimentaire, environnementale et entrepreneuriale).

Étaient présents les présidents et représentants de plusieurs associations importantes. Les initiateurs sont :
Luigi di Marco – Président de Federmanagement et membre du Comité scientifique de l’ANSSAIF ; Paola Guerra Anfossi – Partner chez GAP Associati ; Alberto Carlo Anfossi – Partner chez GAP Associati.

La proposition : le projet pour le premier Master d’une durée d’un an prévoit 200 heures de cours, 40 heures de travaux personnels encadrés et 500 heures de stage en entreprise. Des crédits de formation sont prévus. Le concours financier du MIUR, de l’Union européenne et d’Expo 2015 sera sollicité.

Trois niveaux ont été programmés :

1. Professional : avec 26 participants sélectionnés parmi des nouveaux diplômés et des professionnels dans les secteurs de la sûreté, de la sécurité et de la sécurité environnementale.

2. Middle Management : avec 17 spécialistes ayant au moins 5 ans d’expérience dans le domaine.

3. Executive : avec 8 directeurs de la sécurité désireux de confronter leurs points de vue et leurs expériences pour aller plus loin et élaborer les nouvelles méthodes qui leur permettront d’affronter les défis internationaux.  Les cours devront être dispensés à l'Aquila.

 

Joyeuses fêtes et bonne année !

Le Comité de direction et le président de l’association vous

présentent leurs meilleurs voeux pour Noël et le nouvel An.

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